Jean Luc Moreau Romain

Peindre ou ne pas peindre

n'est plus la question, je suis tombé dedans. J'y nage en permanence
Au départ, apprenti sculpteur chez Roger Plin sur bois dès 16 ans puis sur pierre et 3 écoles parisiennes : Arts'A —Tholy (calligraphie), Haramburu (peinture)—, Beaux-Arts ateliers Singier et Bertholle, E.N.S.E.T., soit aujourd'hui 04 01 2019 environ 57 ans avec les 7 ans d'études.
À force de courir après, je m'emmêle les pinceaux, les truelles, les calames, les supports et les formats (le plus haut : 12 m, le plus large : 17 m, le plus petit : 5 x 10 cm).  Je travaille sur un thème que je peaufine dans une série d'une dizaine à 6 ou 700 variantes selon le for-mat, la matière et le support, du papier à la mosaïque passant par la plupart des techniques traditionnelles (dont la laque) aux différentes matières nouvelles dont certaines me plaisent beaucoup mais je suis toujours à l'écoute de mon ami chimiste Aubussonnais surtout très spécialisé dans la restauration avant de me lancer sur une série.
Quant à la calligraphie, au départ, vers 8 ans, c'était pour m'aider à me dépêtrer de la dyslexie.  Ce n'est qu'après les Beaux-Arts que j'en compris l'intérêt

Maquette en tissus et pâte à papier échelle 1/2 d'un projet de tapisserie extérieure sur pieds de bronze

À propos des techniques employées

Si j'ai testé la plupart des techniques ancestrales enseignées dans les éco-les parisiennes et chez les maîtres que j'ai suivis, j'ai aussi eu la chance de rencontrer plusieurs chimistes qui se sont spécialisés dans la restauration, certains spécialisés encore plus spécialisés dans des époques précises ou des lieux particuliers.  J'ai donc suivi leurs conseils, en me basant aussi sur ce que j'avais appris à Paris alors encore fourmillant d'artisans au faîte d'un savoir faire impressionnant.  Paris étant devenu une ville touristique avant tout peuplée de gens qui ont raflé la plupart des anciens ateliers pour en faire des "lofts", tous ces artisans se sont éparpillés à travers la France et le monde terrestre… et j'ai la chance d'en avoir retrouvé dans cette Creuse honnie des citadins où je me suis établi.  Si je fais fi des enca-drements ou de la découpe parfaitement d'équerre de mes supports, ce qui correspond à des critères personnels que je pourrai expliquer, il en va tout autrement des techniques que j'emploie.

J'utilise principalement les résines alkides et acryliques, toutes deux par-faitement stables.  Utilisées par l'industrie automobile qui connait bien les dégâts causés par les infra et ultra couleurs ainsi que les dégradations dues aux intempérie… cependant toutes les marques de peinture n'ont pas les mêmes caractéristiques et mes conseillers m'ayant bien informé ainsi que les tests que je fais depuis des décennies me font utiliser des pigments et colles bien précis.  Pour les très grands formats, je retiens une marque, une seule très stable, Starcolor, une autre suivant de près, Publi-decor de la Pébéo… il y en a d'autres mais la qualité baisse largement à la même vitesse que le prix monte.  Pour la peinture de moyen format, je retiens Flash, vinyl qu'on ne peut pas passer sur l'acryl mais qui est un très bon fond pour les peintures acryliques, ayant l'avantage d'être mat, donc qui ne colle plus une fois polymérisé (au bout d'une semaine tout de même) et Lascaux, mat aussi mais ces deux marques sont plutôt chères et il m'arrive le plus souvent de les fabriquer moi-même : j'y reviendrai.

 Je peux difficilement fabriquer les peintures pour les très grands formats à cause de la volatilité des poudres qu'un simple couvercle fermé ou ou-vert éparpille encore plus si c'est à l'extérieur à moins d'avoir un attirail tout de même réservé aux fabricants de peinture (on ne peut pas toujours tout faire et la plupart des très grands formats sont souvent des comman-des dont le prix inclut les coûts de matériel et matériaux)
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