Jean Luc Moreau Romain

talm metronome01

211x47 cm ~ Calligraphie, Autre ~ Papier


L'œuvre vient d'être retravaillée ; le papier, vendu comme étant sans acide, donc qui ne devrait pas jaunir est en réalité un papier blanchi chimiquement qui ne tient pas aux UV. Je l'ai retravaillé à la Flash peinture mise sur le marché en 1954 (j'avais 8 ans) testée depuis de nombreuses années tant sur les pigments que sur le liant. J'utilise aussi les conseil de l'ancien directeur de la restauration du Mobilier National, chimiste qui a aussi participé à élaboration de cette peinture dont il surveille la tenue depuis 1952 avec des machines de plus en plus performantes. Quant au papier de cette œuvre, d'une part, le magasin parisien chez qui je me fournit est parait-il en procès avec le fabricant… et je traitre maintenant directement avec les fabricants réputés (Arches, Fabriano, Lana) dont j'utilise les produits qui n'ont pas bougé au soleil depuis mes premiers dessin vers 1961-62. Ils contactent les magasins le plus près de chez moi avec qui ils ont des relations chez qui je vais acheter ce qui est convenu et je vais ou fais venir directement les produits du Moulin du Puymoyen que j'emploie depuis 1985. D'autre part, je le renforcerais soit marouflé sur bois, soit sur toile de lin ou chanvre si j'en retrouve.
La nouvelle référence pour ce panneau est —PACC-TALM-LeMétronome— (Panneau peint à l'Acryl ou autre synthétique à l'eau Calligraphié en Couleur)-(Texte À La Mine). Pour l'ajout de PACC, c'est une histoire de séchage : les PACC ne doivent pas être enroulés tout de suite sous peine de voir des collages intempestifs alors que les TALM peuvent l'être le lendemain, le fixatif utilisé étant très volatil

Mine noire sur papier 47 x 211 cm. Calligraphie : —intentions LE MÉ TRO NO ME S'EM MÊ LE DANS LES FIL LES É LEC TRI QUES— (Le métronome s'emmêle dans les filles électriques) pouvant représenter une poupée robot qui s'agite en convulsions… tout un programme philosophique dont seul le spectateur a la réponse intérieure.
La référence aux idéogrammes chinois est assez nette mais n'en comporte ni les règles ni la culture. Ce qui m'intéresse dans la calligraphie chinoise est surtout la trace du geste avec les attaques, les pleins et déliés mais mes outils ne sont pas le pinceau et l'encre que je ne maîtrise pas. Le fait d'utiliser la mine noire est déterminé par l'absence de coulure lorsque je dispose le support à la verticale (forcément papier, le tissu ne prenant pas bien la mine). J'ai travaillé sur la base des coulures dans plusieurs séries mais cela ne correspond pas à ce que je recherche actuellement ; cependant, l'expérience de ces coulures maîtrisées sont assez bénéfiques pour cette nouvelle série, TALM (Texte À La Mine) qui me permet de calligraphier sur de grandes surfaces. Ce n'est pas la première série de calligraphie à la mine dépassant 2 m de haut mais je renouvelle cette expérience d'une manière plus simplifiée n'hésitant plus à singer avec un petit air narquois les idéogrammes asiatiques, comme Vincent Van Gogh l'a fait, peut-être sans l'air narquois, à propos des maîtres Japonais et du mélange avec les dessins à la plume ou bambou de Millet que j'ai découvert il n'y a guère que 5 ou 6 ans

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